Savoureuses Plantes Sauvages

L'actualité de l'association Savoureuses Plantes Sauvages

A propos de nous 23/12/2011

Savoureuses Plantes Sauvages est une association à but non lucratif qui a pour objectif de développer la curiosité du grand public à l’égard de la nature à travers la découverte des plantes sauvages comestibles. Née en décembre 2010, elle apporte un éclairage nouveau sur les plantes communes qui nous entourent les faisant passer du statut de « mauvaises herbes » à légumes savoureux à incorporer dans l’assiette.
La collecte et la diffusion des connaissances sur les plantes sauvages comestibles est le cœur de l’activité de Savoureuses Plantes Sauvages.
Le forum Mangez Des Mauvaises Herbes, dont est directement issue l’association, présente actuellement plus de 120 fiches descriptives de plantes ornementales ou sauvages comestibles. Plusieurs dizaines de recettes proposées par les membres sont également disponibles, de l’entrée au dessert en passant par les boissons. Vous pouvez aussi y demander un coup de main pour l’identification de vos mauvaises herbes.
L’association est à votre disposition pour toutes animations et manifestations en rapport avec la promotion de la connaissance des plantes sauvages pouvant avoir un usage alimentaire, en Lot et Garonne avec Laurence Talleux et dans le Puy de Dôme avec Gilles Gallas, mais aussi partout en France sur demande.

Laurence Talleux

– Créatrice et présidente de l’Association Savoureuses Plantes Sauvages
– Fondatrice /administratrice du forum Mangez des Mauvaises herbes !

– Journaliste

– Animatrice Nature

MA PREMIÈRE FOIS AVEC LES MAUVAISES HERBES

Il faut bien l’avouer, la première fois où j’ai mangé une plante sauvage ne m’a pas laissé un souvenir exceptionnellement agréable.

Je me souviens très bien de ce jour où, faisant fi des conseils de môman qui, lorsque j’étais enfant, me bombardait de « ne mets pas ces cochonneries à la bouche ! », je goutais ma première feuille de plantain. Certes, comme tous les enfants, j’avais déjà sucé le bout des tiges de chiendent et la base des fleurs de trèfle, et apprécié leur petit goût sucré, mais de là à mettre tout un bout de plante, non cultivée, non industrialisée, non aseptisée, dans mon corps ! brrrrrr!

Que d’appréhension et de retenue, lorsque j’ai ingéré cette plante !
En plus, j’ignorais, bien sûr, que les jeunes feuilles sont les plus tendres et les plus savoureuses, j’ai donc cueilli au hasard, et les vieilles feuilles de plantain sont assez coriaces et un peu amères !

Bref, un goût pas terrible en bouche et une peur imprimée pendant l’enfance dans ma petite tête à coup de « mange pas, c’est du poison » m’ont provoqué un certain dégoût !

Ma curiosité et mon amour pour la Nature m’ont pourtant engagé à récidiver. Une petite pâquerette ? hummm ça à une drôle d’odeur….et si un chien avait fait pipi dessus ? non non, il n’y a pas de chien dans les parages….bon allez, hop, dans la bouche ! il faut que je combatte en moi cette peur inconsciente…

Pas à pas, j’ai découvert quelques plantes, que je ne trouvais pas terrible. J’avais l’impression que toutes avaient une même saveur d’herbe.

Et puis je suis tombée sur la berce. Quel coup de foudre ! Son petit goût m’a surpris puis charmée.
J’ai vite appris à réaliser avec toutes sortes de recettes, plutôt sucrée au début, parce que son petit goût entre la mandarine et la pistache m’inspirait davantage des desserts que des plats salés….puis j’ai mangé de la berce au beurre salé, simplement…..un délice !

Maintenant j’ai un très grand nombre de plantes à mon menu. J’ai appris à découvrir de nouvelles saveurs. Je n’ai plus du tout d’appréhension et cette liberté me permet de savourer pleinement toute la richesse des plantes que je découvre.

Mon goût c’est affiné et enrichi, et je suis revenu sur certaines plantes que j’avais mises de coté au début. C’est comme cela que j’ai appris à apprivoiser la pâquerette, qui accompagne maintenant régulièrement mes salades.

Cette passion est finalement devenue dévorante. Je me suis formée, en autodidacte tout d’abord, avec les ouvrages de grands spécialistes comme François Couplan, Jean Valnet, etc., puis en suivant une formation en phytothérapie et aromathérapie. 

Mais là où j’ai le plus appris, c’est au coeur même de la nature, grâce à  de nombreuses expériences sur le terrain.

La découverte de la consommation de plantes sauvages nécessite tout d’abord qu’on mette en veille les recommandations de notre enfance (pas toujours fondées même si il ne faut jamais consommer une plante qu’on a pas formellement identifiée) et qu’on s’ouvre sans a priori à la nouveauté. Cette découverte s’accompagne de grandes rencontres et de nombreux coups de foudre…

Une véritable et merveilleuse aventure que je souhaite à tous !!!

Bonne découverte, bonne cueillette et BON APPÉTIT !!!!

 

GillesGilles Gallas
– Animateur de l’association Savoureuse Plantes Sauvages en Auvergne
– Administrateur du forum Mangez des Mauvaises Herbes

QUAND LA LISIÈRE DU BOIS DONNE UNE VESSE DE LOUP GÉANTE, 15 PERSONNES PEUVENT S’ATTABLER… MAIS QU’IL EST PRUDENT DE CONNAITRE LES HERBES QUI L’ENTOURENT!

La première fois que j’ai ramassé quelque chose dans la nature pour le manger, c’était… un champignon. Eh oui ! J’ai eu la chance de me former à la mycologie avec une pharmacienne qui s’y connaissait bien, et un terrain de jeu assez réputé dans ce domaine : la forêt d’Orléans. Cela se passait en 1976, je m’en souviens bien car la Grande Sécheresse qui nous a valu un impôt remboursable avait amené aussi cette année-là quelques oronges vraies, inhabituelles à cette latitude. C’est d’ailleurs la seule année où j’ai pu goûter cette amanite des Césars, qui mérite vraiment son nom : c’est l’empereur des champignons ! J’ai eu depuis l’occasion de manger des champignons rares, mais rien ne surpasse l’oronge.
Mais alors que fais-je sur un site de savoureuses plantes sauvages me direz-vous… Il y a le règne animal, le règne végétal et le règne fongique. Mais les champignons sont capricieux, très dépendants de l’humidité, de la lune, de chocs de température… Il arrive fréquemment de rentrer… bredouille. Et je ne chasse pas…
Alors pour manger le soir de la balade, si je récolte un peu d’ail des ours, l’omelette est tout même rudement agréable !
Et puis d’année en année, « j’accroche » de nouvelles trouvailles culinaires, de nouvelles plantes à ramasser, de nouveaux goûts à tester. Plus de 30 ans après, j’apprends encore… et si je ramène de mes promenades des girolles, des lactaires ou quelques coulemelles, le sac à dos est systématiquement chargé des feuilles et de fruits sauvages.
Je ne suis pas en mode « survie » (quoique je pense que la civilisation industrielle est à même de s’effondrer un jour ou l’autre) mais plutôt en mode « culinaire » : c’est un effort (la berce m’a demandé plusieurs années avant d’y prendre goût) mais qui a des récompenses incomparables. L’ail sauvage de montagne qui démarre la saison apporte à la cuisine des plats vraiment extraordinaires : je salive en pensant au filet mignon de porc en croûte d’ail des ours ! Je saute les « asperges du pauvre », je tombe sur les tuiles aux fleurs de sureau noir, je virevolte dans les merisiers avant d’avoir les myrtilles puis les pommes sauvages au parfum si délicieux et de me régaler des faines… Voilà la saison se termine, mais il y a des réserves au congélateur et de bons souvenirs en tête !

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13 Responses to “A propos de nous”

  1. DESQUE Says:

    bonjour,
    je suis éducatrice dans le gers.J’anime un atelier jardin, et cette année j’ai le projet de créer un petit livre autour des plantes sauvages comestibles( description, photo des plantes et recette de cuisine). J’aurai besoin d’un coup de man pour mener à bien ce travail. Pouvez vous me venir en aide?

    • nadeged Says:

      Bonjour,

      Tout dépend ce dont vous avez besoin. Vous trouverez déjà beaucoup d’informations sur notre forum « mauvaisesherbes.org ». Une liste de sites et ouvrages sur le sujet y est également présente.

    • becquereau Says:

      Bonjour, Je ne sais si je réponds à Nadeged ou à DESQUE…

      Je peux vous aider un peu, mais de façon marginale, car j’utilise peu de plantes sauvages depuis que je vis en Bretagne (dans une zone où la pollution agricole est importante) J’utilise la prêle, le plantain, les orties, les coulemelles, le sureau (fleurs et baies), les mures, les prunelles. et des algues: haricot de mer, dulse, salicorne (pas une algue, mais voisine) Lorsque j’habitais la Normandie, nous trouvions des cornouilles. Je connais d’autres plantes, mais ne les cueille pas ici ou ne les trouve pas. Je peux éventuellement participer à des travaux de correction (de pages web et de textes) mais pas de conception.

      Pour info, car cela n’a pas de rapport direct, j’ai répertorié les plantes citées dans les romans de JM Auel (Les Enfants de la Terre), leur usage et les erreurs (pas quant à l’usage, mais à l’origine, l’histoire se déroulant en Europe à la préhistoire, et certaines plantes citées ayant été importées d’Amérique ou d’ailleurs plus récemment. Salutations, JL Becquereau

      • nadeged Says:

        Joli travail ! A chaque fois que je relis cette saga je me dis que c’est de que je devrais faire.
        En tout cas la mise en contact est faite. J’ai supprimé votre mail du commentaire pour éviter le spaming et l’ai envoyé à la personne concernée. Bonne collaboration !

  2. Gibon Nathalie Says:

    Bonjour je serais intéressé par votre prochaine sortie du 31 mai sur selestat, qu’elle son les modalités d inscription et où est le point de rendez vous

  3. remazeilles corinne Says:

    Bonjour, je suis à la recherche d’animations sur le thème du jardin et particulièrement la consommation des plantes sauvages car nous organisons à l’écomusée de Marquèze dans les Landes le 1er juin une journée sur cette thématique. Vous serait-il possible de me contacter afin de voir ce qui serait envisageable ensemble et si vous vous déplaceriez dans les Landes.
    Merci
    Corinne Remazeilles
    Service Educatif et animations
    Ecomusée de Marquèze
    40630 SAbres

    • hildegardedebingen Says:

      tout est envisageable, vous pouvez me contactez plus directement sur mon mail sps@outlook.fr

      • becquereau Says:

        Bonjour,

        Je ne trouve pas trace de relations que nous aurions eu bien que votre sujet m’intéresse beaucoup, étant cueilleur et consommateur de plantes sauvages – Prêle des champs (en infusion pour les articulations) – Sureau (fleurs en gelée et sirop pour la saveur) (fruits en confiture) (récolte 2013 particulièrement abondante en Bretagne) – Mures et autres pissenlits, plantain etc évidemment – Châtaignes en confiture – Ortie sous diverses formes – Algues fraiches en tartare – etc

        je me suis donc permis de faire suivre votre message à mon presque homonyme Jean-Claude Becquereau (jc.becquereau@free.fr) qui habite votre région et auquel il était peut-être destiné ???

        Meilleurs sentiments, et meilleurs vœux pour votre animation entre autres.

        JL Becquereau

      • hildegardedebingen Says:

        il s’agit probablement d’une erreur…vous avez reçu un message de ce blog ?

  4. Becquereau Says:

    Bravo pour ce site prometteur.
    Si possible, évitez les textes en blanc sur fond blanc !

    Découvrant dans mon jardin en Normandie, de nombreuses plantes médicinales, j’ai compris que leur présence était liée à l’ancien propriétaire, professeur de sciences naturelles.
    Cela m’a sensibilisé à cet aspect de la botanique; et quelle n’a pas été ma surprise de trouver dans la nature ensuite, de très nombreuses plantes à usage médicinal, traitées comme de « mauvaises herbes », alors qu’elles pouvaient rendre de nombreux services.
    Il était coutumier, lorsqu’on s’interrogeait sur des plantes et autres découvertes, de s’adresser aux instituteurs, curés, médecins et pharmaciens.
    J’ai remarqué que les pharmaciens restaient généralement compétents à propos de champignons (encore que les derniers sollicités aient voulu me faire prendre des vessies pour des lanternes), les médecins de quelques plantes toxiques, mais que les instituteurs n’avaient plus de liens avec la botanique « du quotidien » (jusqu’à exiger la destruction de sureaux).
    Je suis effaré de constater que nombre de personnes en difficulté renoncent à soigner des maux bénins, ce qui les fragilise et ouvre la voie à des problèmes de santé plus graves, alors que le recours à des produits disponibles dans leur environnement – qu’il suffit de se baisser pour cueillir – leur permettrait de se prémunir vis à vis d’affections plus graves.
    Traiter les habitants des villes avec des produits industrialisés, réalisables rapidement et aux effets très prévisibles est rationnel.
    Permettre à ceux des campagnes d’user de pharmacopées traditionnelles sous contrôle médical serait également rationnel.
    Malheureusement, principe de précaution oblige, plus aucun médecin ne prend la responsabilité de suivre un patient qui s’auto-médicalise et celui-ci le lui cache généralement; s’en suivent des traitements parfois contradictoires. (précaution surtout vis à vis d’éventuelles poursuites !)
    Nota: je ne parle que de ce que j’ai personnellement constaté.

    Il est évident que la cueillette de produits sauvages est en France difficile, tant les engrais et pesticides sont dispersés souvent sans précaution.
    J’habite actuellement la Bretagne, et dois être très prudent quant aux lieux de cueillette.

    Être « de la campagne » n’est pas un gage de connaissance des simples; ma grand-mère qui gardait les chèvres dans son enfance, considérait le sureau et la rhubarbe comme des poisons et les laissait perdre ! (elle avait à la fois tort et raison)

    Ici, en Bretagne, les paysans ont connu des disettes et de graves carences alimentaires, alors que sur les côtes foisonnent des algues dont on sait à présent que la plupart sont comestibles ou au moins constituent des additifs alimentaires riches.
    Encore faut-il changer les habitudes.
    Nous trouvons aussi de la prêle des champs (à utiliser avec précaution).

    Je suis surpris cette année particulièrement (2013) de trouver des mures et du sureau en très grande quantité, ce qui laisse penser que rares sont les cueilleurs.
    Le pacage des chevaux sur les dunes en bord de mer favorise la croissance de champignons (des coulemelles à 2m de la mer !)

    La saga préhistorique de JM Auel « les enfants de la Terre » constitue une agréable façon de prendre gout à la phytothérapie (encore qu’elle contienne quelques inexactitudes, dont l’utilisation par les guérisseuses de plantes venant d’Amérique principalement…)

  5. sandra Says:

    Bonjour,

    J’aurais aimé savoir quelles étaient les prochaines dates pour des balades découvertes ou autres animations en Alsace?
    Par ailleurs, proposez-vous des animations pour des groupes?
    Merci d’avance!
    Sandra

    • nadeged Says:

      Il devrait y avoir une sortie en Alsace d’ici la fin du mois, je suis en train de caler ça. Il est également possible d’envisager des sorties pour les groupes.

  6. François Says:

    Bonjour,

    Un grand merci à Nadège pour cette première sortie de ce dimanche 1ier avril 2012 en forêt de Sélestat en présence de ce groupe d’une bonne vingtaine de femmes, hommes, enfants et animaux de compagnie. L’air était frais et vif, et le soleil printanier agréablement présent pour nous éclairer sur le sentier de la découverte des plantes sauvages comestibles. Nadège est passionnée et a déjà fait un beau et bon bout de chemin dans l’étude de ces végétaux, tous aussi étonnants les uns que les autres. Nous avons apprécié ce moment de partage inspiré et inspirant. Merci Nadège !

    Bien sincèrement

    François


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